Debian, Linux et moi

15 février 2009

Je vois que mon article n’est pas encore en ligne mais qu’il fait déjà parler…

Je n’ai pas la prétention de tester debian dans un article. Ce n’est pas le but et je n’ai pas les compétences. Je suis journaliste professionnel depuis 20 ans, je ne suis pas ingénieur.

Chacun son métier et chacun à sa place.

Cet article n’a pas la prétention de refaire le monde et de dire ce qui est bien et qui est mal. Je ne fais donc pas un test de debian vs Wind 7. Il me faudrait des dizaines de pages, des outils de mesure et une formation que je n’ai pas.

Revenons à la genèse de cet article.

Depuis quelque temps, on nous rabat les oreilles avec l’arrivée (dans un an…) de seven. Depuis la première version dispo en test, toute la presse multiplie à l’envi les articles.

Au moment où sort Debian 5, j’ai donc proposé à ma rédaction en chef de faire un premier papier sur cette distribution et montrer qu’elle est une alternative intéressante à seven pour les entreprises (il s’agit de la rubrique “Entreprise” de 01net.com; je ne parle donc pas d’un usage personnel).

Beaucoup d’entreprises et notamment des PME cherchent à réduire leurs couts sans diminuer leurs performances. Voilà pourquoi, à me yeux de simple journaliste, Debian est une alternative à seven. Elle est complète, voire plus complète que celle de Microsoft.

Maintenant, je dois composer avec les impératifs de la profession et les contraintes d’un média grand public online. Il ne faut donc se tromper et me condamner trop vite :?

Nos articles font 3000 signes. Vous pouvez en penser ce que vous voulez. Mais bon c’est comme ça : si les articles sont trop longs ils ne sont pas lus sur un support comme l’ordinateur et dans un média dont l’angle est le factuel online.

Exit donc 15 pages avec de multiples tableaux et analyses.

Avec cette article, j’espère en toute modestie donner l’envie à des entreprises de chercher à en savoir plus sur Debian et à la tester.

C’est d’ailleurs ma démarche personnelle.
J’ai débuté avec un Mac classic. Puis, je suis passé sous Windows 98, puis XP et enfin Vista.

En novembre 2008, j’ai décidé d’abandonner vista (trop lourd, trop chiant, trop cher, trop…) et de me faire un PC en kit et de passer sous Linux. J’ai donc lu des sites et des mags spécialisés – qui ne sont pas nécessairement grand public – et posé des questions sur des forums et des blogs.

Cela m’a permis de découvrir quelques bons contacts dont j’ai apprécié la compétence, la disponibilité et la volonté de me faire découvrir (à moi pauvre newbie qui débute dans le monde linuxien) Linux.
Merci donc à Christophe et Claude (http://www.road2mayotte.org/blog/) et à Cyrille (http://www.cyrille-borne.com/index.php?).

Résultat, j’ai commencé à tester depuis 2 mois Opensuse 11,1, Ubuntu et Debian. J’en suis satisfait même ce n’est pas une sinécure. Bref, je continue mon apprentissage en autodidacte motivé mais conscient de ses lacunes et limites en informatique et notamment en lignes de commande ;-) .

Je vais continuer à les tester (usage professionnel et personnel) pendant quelques mois avant de savoir laquelle me convient le mieux.

J’espère donc que des internautes (notamment des professionnels) qui liront mon article (à paraître normalement lundi soir) auront la même démarche que moi : l’envie de découvrir Linux en général et Debian en particulier.

Qu’on ne se trompe pas de bataille, ni de débat; je n’ai fait qu’un article présentant (certes de façon factuelle et simplifiée) deux OS. D’autres articles suivront.

Quant à ma démarche de poser des questions par email aux développeurs, elle est en effet due au délai très court pour écrire cet article. C’est une méthode que j’utilise de temps en temps. A charge pour moi de faire le tri dans les réponses, de faire relire le papier par mes interlocuteurs et de travailler ma documentation en amont. Cette démarche m’a ainsi permis d’entrer en contact avec quelques développeurs Debian dont j’ai apprécié la diligence, les propos et la volonté d’éclaircir ma lanterne. Merci donc à Mike, Sylvain, Raphael et Xavier.


2008 : année chaotique

31 décembre 2008


A quelques heures de la fin 2008, je me précipite donc pour écrire un dernier billet… après plusieurs semaines de silence (faute de temps et peut-être de fatigue à écrire tous les jours pour mes différents rédacteurs en chef..).

Pour être original, je vais donc faire un « billet bilan ». Simple, rapide (à chaud) et bien sûr pas complet.

Coté bonnes nouvelles :

- La montée en puissance de Firefox que j’utilise quotidiennement même si mon cœur balance sérieusement avec Opera trop souvent mis à l’écart par mes confrères.
- La montée en puissance des distributions Linux qui deviennent de plus en plus abouties, sérieuses et accessible au grand public. Résultat, après plusieurs velléités, j’ai décidé de franchir le pas en 2009 ; j’abandonne (définitivement Windows Vista ?) pour travailler quotidiennement sous Opensuse 11.1. Après avoir testé la dernière version d’Ubuntu, j’ai choisi celle de Suse qui me semble plus complète et pratique pour un néophyte comme moi. Bilan dans un mois. Tout en sachant d’ores et déjà que je testerai de façon précise Ubuntu qui m’intéresse aussi.

Coté mauvaises nouvelles ou plutôt les fausses innovations :

- La sécurité informatique dans les nuages avec ce concept fumeux reposant sur le Cloud computing. Je ne suis pas un expert comme ceux que je contacte régulièrement (et que je remercie au passage pour leur diligence) mais ce concept ne fait que déplacer le problème. Il ne résout rien et donne encore plus de facilité aux éditeurs pour récupérer des données et nous faire croire qu’ils assurent.

- Les failles à répétition sous Windows mais aussi sous Mac OC et Linux. Toute la journée, on nous rabat les oreilles avec le mot « efficacité » et là, on voit des logiciels bourrés de failles toujours pas colmatées.

- L’informatique à la sauce verte : ca me gonfle. Tout simplement. L’idée de départ est honnête et part d’un bon sentiment que je partage. Mais il est maintenant récupéré par tous les services marketing et les services de presse qui m’envoient des communiqués hypocrites.

- Les ultraportables : comme pour l’informatique verte, l’idée de départ a été galvaudée par les services marketing. A la place de vendre des portables à 800 ou 1000 euros, on vend ces portables low cost. Madame Michu est contente d’en trouver sous son sapin. Mais elle va vite déchanter.

- La 3G et la HD : c’est toujours la même grosse ficelle. On nous vend quelque chose qui n’existe pas. Comme je suis un peu vieux, je vais la jouer « je maitrise et on me la fait pas ». Au début des années 90, Canal+ et TPS rivalisent d’arguments fumeux pour vendre leur bouquet : son dolby, services interactifs, 16/9e… Résultat : pas grand-chose. Aujourd’hui, on nous ressort les mêmes arguments : super débit, image pétante… Résultat : les opérateurs brident le débit de leurs abonnés équipés d’un smartphone et la HD se limite à quelques heures de programmes sur satellite et TNT. Je suis un peu mauvaise langue quand même car la situation va s’améliorer progressivement.

- La crise : c’est parti pour être le mot de 2009. la crise de quoi, de qui ? Des actionnaires, des patrons compétents pour « sur vendre » leurs… compétences et savoir que 1 – 1 = plus de bénéf’. La chasse au gaspi est partie.

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